Portrait partenaire : à la rencontre d'Éric, producteur de PPAM en ultra-local

Portrait partenaire : à la rencontre d'Éric, producteur de PPAM en ultra-local

Portrait partenaire : à la rencontre d'Éric, producteur de PPAM en ultra-local

À travers ces portraits, nous donnons la parole à nos partenaires – herboristeries, agriculteurs, magasins – qui font rayonner avec nous la passion des plantes et du naturel.

Le parcours d'un producteur engagé de PPAM Bio

Pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui vous a conduit à devenir producteur de PPAM ?

 

Mes premiers « contacts » avec le monde des plantes aromatiques et médicinales remontent à l’enfance. C’est avec ma mère que j’allais cueillir du serpolet, de l’arnica, des myrtilles, du génépi ! Elle m’a partagé sa passion pour les goûts, les saveurs, les odeurs. Arpenter les montagnes et cueillir sont vite devenus essentiels dans mon quotidien.

 

Pourtant, je ne suis pas passé d’une activité familiale à la pratique professionnelle directement. J’ai d’abord exercé le métier d’accompagnateur en montagne et, en complément d’activité, j’étais apiculteur avec une quarantaine de ruches. En parallèle, j’ai obtenu une licence et une maitrise de biologie cellulaire et physiologie à l’Université d’Aix-Marseille, avec une orientation marquée vers la biologie végétale. Ma curiosité m’a poussé à rechercher une culture scientifique et technique pour mieux appréhender les milieux naturels et les espèces.

 

Chaque jour, que ce soit en tant que producteur de PPAM ou comme accompagnateur en montagne, la relation que je crée avec la montagne et les milieux naturels plus généralement est centrale. C’est une alchimie entre le sensible et la technique et les connaissances acquises au fil des ans.

 

J’ai travaillé plusieurs années en maraîchage biologique dans les Hautes-Alpes et en Asie du SudEst (Hong Kong), où nous cultivions légumes, fruits, plantes médicinales et riz. J’ai commencé la cueillette professionnelle en revenant d’Asie.  Je suis aussi membre de l’AFC (Association française des professionnels de la cueillette de plantes sauvages) où nous portons un projet sur les pratiques de cueillette et la préservation des ressources naturelles.

 

Pourquoi avoir choisi la certification bio, et qu’est-ce que cela représente pour vous ?

 

Je ne me suis pas vraiment posé la question ! L’agriculture biologique me semble une base minimum pour développer des pratiques durables. Nous pouvons aller plus loin dans la réflexion et les méthodes pour aborder la biosphère non seulement comme une ressource économique, mais aussi une source d’inspiration… quelques milliers d’années pour l’agriculture, quelques millions pour les adaptations de formes de vie ! J’accorde beaucoup d’importance à l’observation aussi bien en production de PPAM qu’en cueillette de plantes sauvages.

une personne qui tient un sac rempli de géranium rosat
Cueillette de géranium rosat en ultra-local

Un travail de passionné en lien avec la nature

Y a-t-il une plante qui vous tient particulièrement à cœur, et pour quelle raison ?

 

Chacune a ses propres caractéristiques, sa « personnalité » en fonction de l’endroit où elle pousse et ça suffit pour me les rendre fascinantes ! Je ne sais pas si j’ai une préférence… l’hysope est une plante que j’affectionne, je la cultive, je l’utilise pour les rhumes liés à l’exposition au vent et à l’humidité. La botryche lunaire est une plante de montagne que j’aime croiser au gré d’une randonnée.

 

Quelles sont les pratiques mises en place sur votre exploitation pour respecter l’environnement et la biodiversité ?

 

Elles sont diverses au fil des saisons et selon les cultures. Au printemps, je ménage des espaces avec le minimum d’intervention pour permettre aux insectes et à la microfaune d’avoir des zones pour se reproduire. La diversité est un moyen efficace de maintenir les équilibres biologiques indispensables à la bonne santé des sols et des plantes. Nous utilisons les tailles d’arbres et d’arbustes pour faire du BRF frais qui sera épandu au pied des certaines cultures. Nous maintenons des haies particulièrement denses. Elles abritent une faune bien diversifiée que nous croisons régulièrement !

 

Globalement, j’accorde beaucoup d’importance aux sols et à leur dynamique. Ces observations révèlent systématiquement les manques et les mauvaises pratiques qui conduisent à des problèmes de fertilités et bon développement des plantes. Je me base beaucoup sur les ouvrages de Gérard Ducerf sur les plantes bio-indicatrices.

 

Et si vous deviez décrire votre métier en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

 

Observation, planification, adaptabilité

À travers son parcours, on découvre qu’être producteur de plantes aromatiques et médicinales, ce n’est pas seulement cultiver, c’est observer, comprendre et respecter la vie qui nous entoure, un engagement au quotidien pour la nature et la biodiversité.

 

 

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